PESCHEUX Marion

Université Jean Monnet, St Etienne, France

Laboratoire CERCI-SAD (EA 3824)

marion.pescheux@univ-st-etienne.fr

 

 

 

« Conceptualisation métalinguistique et évaluation des compétences langagières en classe de FLE: réflexions sur le positionnement de l’enseignant en formation initiale à l’université »

 

Mots-clé : métacognition, conceptualisation métalinguistique, interlangue, évaluation formative.

 

Cadre théorique : « métacognition » et « conceptualisation » ; évaluation « formative »

La « métacognition » est définie à la suite des travaux de J. Flavell (1985) comme l’ensemble des « opérations mentales exercées sur des opérations mentales » (Noël et al. 1995). Le concept de métacognition relève des Sciences Cognitives en général, et intéresse les Sciences de l’Education. La « conceptualisation » dans le cadre de la Didactique des Langues Etrangères (H. Besse, 1992 : 116) est destinée « à amener les étudiants à prendre conscience et formuler la manière dont ils « conceptualisent » le fonctionnement de la L2 qu’ils ont appris ». Enfin, parmi les 14 types d’évaluations envisagées par Hameline (1982), l’évaluation formative peut se définir comme celle qui permet à un apprenant, non de se comparer à une norme ou aux autres, mais de repérer des étapes de son apprentissage.

 

Deux questions posées en Didactique des Langues Etrangères

La « conceptualisation » interpelle la didactique des langues sur le statut des productions langagières issues de la « grammaire intériorisée » d’un apprenant à un stade donné. L’acceptation des formes non canoniques, des règles grammaticales forgées par l’apprenant et de l’insertion de celles-ci dans le programme de la classe pose la question de leur évaluation formative. Pour l’enseignant, il s’agit de leur conformité à ses conceptions métalinguistiques et didactiques et de la remise en cause de sa fonction dans sa classe : si l’enseignant est l’expert de la langue-cible, les apprenants sont les « experts » de leur propre processus métalinguistique. On examinera comment des enseignants, surtout lorsqu’ils sont en formation initiale de Master 1 de FLE mettent en place et évaluent une démarche de conceptualisation métalinguistique ou une démarche inductive, qui part des productions des apprenants. Des exemples d’évaluation formative explicites ou implicites, réalisées par des étudiants en Master1 seront présentées et discutées.

 

BIBLIOGRAPHIE

Besse H., 1992, Méthodes et pratiques des manuels de langue, Didier, 183 p.

Bruner J., 1983, Savoir faire, savoir dire. Le développement de l’enfant, PUF.

Flavell J., 1985, Cognitive development, New Jersey, Prentice-Hall International.

Noël B., Romainville M., J.-L. Wolfs, 1995, « La métacognition : facettes et pertinence du concept en éducation », in Revue Française de Pédagogie, n°112.

Pescheux M., (2003), Analyses de pratiques de l’enseignement du FLE : pour une évaluation de compétences langagières des apprenants in Actes des Journées d’étude de l’A.L.E.S., « Problématiques du FLE », 21 juin 2002.

Pescheux M., 2007, Analyse de pratique enseignante en FLE/S, Collection Clés Action et Savoirs, L’Harmattan, 254 p.

Salins de, G-D, 2000, « Didactique du FLE/acquisitionnisme : convergences et divergences de vue » dans Etudes de Linguistique Appliquée, n°120, Octobre –décembre 2000, p.419-433.